Le lexique de la vape : tous les mots expliqués

MTL, PG/VG, sub-ohm, dry hit, steep : le vocabulaire de la vape décourage plus d'un fumeur avant même qu'il ait commencé. Voici la trentaine de mots qui reviennent, classés par usage, expliqués en une phrase chacun.

Le matériel

Dix mots pour nommer les pièces. Le schéma les situe, les définitions les précisent.

Drip-tip Top-cap Réservoir Cheminée Résistance Base Batterie Drip-tip Top-cap Réservoir Cheminée Résistance Base Batterie
  • Atomiseur. La partie haute d'une cigarette électronique, celle qui contient le liquide et la résistance. Terme générique qui englobe le clearomiseur et la pod.
  • Box. Un bloc électronique à écran, avec réglage de puissance, sur lequel on visse un atomiseur. Matériel de vapoteur confirmé.
  • Clearomiseur. Le réservoir transparent d'un kit tube ou d'une box. On y verse le liquide et on y visse la résistance.
  • Drip tip. L'embout buccal, la pièce que l'on porte aux lèvres. Il se démonte et se remplace.
  • Pod. Le format le plus simple : une batterie et une cartouche contenant le liquide et la résistance. Le format du fumeur qui arrête.
  • Puff. Une cigarette électronique livrée déjà remplie. Depuis le 26 février 2025, la vente est interdite dès lors que l'appareil ne peut pas être rempli à nouveau, même si sa batterie se recharge. Les modèles à cartouche remplaçable ne sont pas visés.
  • Résistance. La pièce d'usure : un filament entouré de coton, qui chauffe et vaporise le liquide. À changer toutes les deux à trois semaines.
  • Accu. La batterie amovible d'une box, au format cylindrique. À manipuler avec précaution, jamais nue dans une poche.
  • Airflow. Le réglage d'arrivée d'air, qui permet de resserrer ou d'ouvrir le tirage.
  • 510. Le standard de filetage qui permet de visser presque n'importe quel atomiseur sur presque n'importe quelle box.
  • Cartouche. La partie amovible d'une pod, qui contient le liquide et souvent la résistance. Selon les modèles elle se remplit au flacon, ou se remplace entière.
  • Coil. Le mot anglais pour résistance. Vous le verrez sur les emballages et dans les descriptions techniques, il désigne la même pièce.
  • Joint torique. Les petits anneaux de caoutchouc noirs qui assurent l'étanchéité entre les pièces. Un joint fendu ou mal remis est la cause la plus fréquente des fuites.
  • Passthrough. La possibilité de vaper pendant que l'appareil charge. Pratique en dépannage, mais ça chauffe la batterie et raccourcit sa vie.
  • Kit. Un ensemble vendu prêt à vaper : la batterie, le réservoir ou la cartouche, et au moins une résistance. Par opposition aux pièces vendues séparément.
  • Mod. L'autre nom de la box, hérité de l'époque où les vapoteurs modifiaient eux-mêmes leur matériel. Désigne aujourd'hui tout appareil réglable.
  • Mesh. La maille. Une résistance en grille plutôt qu'en fil enroulé : elle chauffe plus vite, plus uniformément, et rend mieux les arômes. C'est le standard actuel.
  • Top fill. Le remplissage par le haut, en ouvrant l'appareil sans le démonter. Le bottom fill, par le dessous, oblige à retourner le réservoir et fait fuir davantage.
  • Pyrex. Le verre du réservoir sur les clearomiseurs. Il résiste aux arômes agressifs mieux que le plastique, et il se remplace quand il casse.
  • Pin. Le petit plot métallique au centre du filetage, qui fait le contact électrique. Un pin enfoncé est une cause classique de « pas de résistance détectée ».
  • Chambre d'atomisation. L'espace clos autour de la résistance où la vapeur se forme avant de monter dans la cheminée. Plus elle est étroite, plus le goût est concentré.
  • Adaptateur. Une bague qui permet de visser un atomiseur sur une batterie dont le filetage diffère. À éviter : si les deux ne vont pas ensemble, c'est souvent qu'ils ne sont pas faits l'un pour l'autre.
  • eGo. L'ancien standard de filetage, où l'atomiseur se visse par l'extérieur. Presque disparu au profit du 510, mais on le croise encore sur du matériel ancien.
  • Reconstructible. Un atomiseur sur lequel on fabrique soi-même la résistance, avec du fil résistif et du coton. Réservé aux vapoteurs qui savent calculer une intensité. Nous n'en vendons pas.
  • Inox. L'acier inoxydable, matériau le plus courant des fils résistifs. Il se vape en puissance comme en contrôle de température, ce qui n'est pas le cas de tous les fils.

Le e-liquide

Ce qu'il y a dans un flacon, et les mots qui décrivent la façon de le composer.

Pod 50 PG VG 50 Le tirage serré, celui du fumeur qui arrête Petite box 40 PG VG 60 Un peu plus de vapeur, un hit qui s'adoucit Box 30 PG VG 70 Le tirage aérien, gros nuage, peu de hit Le propylène glycol porte le goût et le hit, la glycérine fait la vapeur Pod 50 PG VG 50 Le tirage serré, celui du fumeur qui arrête Petite box 40 PG VG 60 Un peu plus de vapeur, un hit qui s'adoucit Box 30 PG VG 70 Le tirage aérien, gros nuage, peu de hit Le propylène glycol porte le goût et le hit, la glycérine fait la vapeur
  • PG. Propylène glycol. Il porte les arômes et donne le hit. Plus il y en a, plus le goût est net.
  • VG. Glycérine végétale. Elle produit la vapeur et épaissit le liquide. Plus il y en a, plus la vapeur est dense.
  • Ratio PG/VG. La proportion des deux dans un liquide. 50/50 pour une pod, 30/70 pour une box.
  • Booster. Une fiole de 10 ml dosée à 20 mg, servant uniquement à ajouter de la nicotine à une base ou à un grand format.
  • Base. Un mélange neutre de PG et de VG, sans arôme ni nicotine, utilisé en DIY.
  • Concentré. Un flacon d'arômes très dosé, à diluer dans une base. La signature d'un e-liquide maison.
  • Sels de nicotine. Une forme de nicotine plus douce en gorge et absorbée plus vite, réservée au petit matériel et aux gros fumeurs.
  • Freebase. La nicotine dite classique, par opposition aux sels. Hit plus marqué, absorption plus lente.
  • Mix'n'vape. Un grand format aromatisé sans nicotine, auquel on ajoute des boosters. Le DIY simplifié.
  • Steep. La maturation d'un e-liquide, le temps que les arômes se lient à la base. De quelques jours à un mois.
  • Full VG. Un liquide sans propylène glycol du tout. Réservé aux personnes qui y sont intolérantes, et au matériel puissant : trop épais pour une pod.
  • Végétol. Une base où le propylène glycol est remplacé par un alcool végétal. Même but que le full VG, mais le liquide reste fluide et utilisable sur du petit matériel.
  • DLUO. La date de durabilité minimale imprimée sur le flacon, en général deux ans après fabrication. Passée cette date le liquide perd de l'arôme, il ne devient pas nocif.
  • Additif. Un flacon très concentré qu'on ajoute en petite quantité à un liquide pour le rafraîchir ou l'adoucir. Quelques gouttes suffisent.
  • Arôme. Ce qui donne le goût. Alimentaire, dosé à quelques pour cent dans un e-liquide fini, davantage dans un concentré destiné au DIY.
  • Classic. La famille d'arômes qui imite le tabac : blond, brun, RY4. Le repère des premiers jours pour un palais qui sort de la cigarette.
  • RY4. Un classic sucré au caramel et à la vanille, l'une des saveurs les plus anciennes et les plus vendues de la vape.
  • Grand format. Un flacon de 50 ml ou plus, vendu sans nicotine dans une bouteille plus grande, pour qu'on puisse y ajouter des boosters. La loi ne plafonne à 10 ml que les liquides déjà nicotinés.
  • Zéro milligramme. Un liquide sans nicotine. Utile en fin de sevrage, quand la dépendance physique est réglée et qu'il reste le geste.
  • DIY. Do it yourself, faites-le vous-même. Fabriquer son e-liquide à partir d'une base, d'un concentré et de boosters, plutôt que d'acheter un flacon tout prêt.

Le geste et les sensations

Trois sigles décrivent la façon dont l'air passe, et deux mots la façon dont ça se ressent.

Tirage serré Tirage aérien Arrivée d'air fermée Arrivée d'air ouverte Tirage serré Tirage aérien Arrivée d'air fermée Arrivée d'air ouverte
  • MTL. Mouth to lung, le tirage serré. On aspire en bouche puis on avale, comme avec une cigarette. Le tirage du fumeur.
  • DL. Direct lung, le tirage aérien. On inhale directement dans les poumons. Beaucoup de vapeur, peu de nicotine.
  • RDL. Restricted direct lung, un tirage intermédiaire entre les deux.
  • Hit. La sensation de contraction en gorge à l'inhalation, celle que recherchent les fumeurs. Elle dépend de la nicotine et du PG.
  • Dry hit. La bouffée sèche et brûlée que l'on obtient quand le coton de la résistance manque de liquide. Désagréable et sans retour.
  • Vaper's tongue. Une perte temporaire de perception du goût, après une exposition prolongée à la même saveur. Elle passe en changeant de liquide et en buvant de l'eau.
  • Gargouillis. Le bruit de bulles au tirage, signe qu'il y a du liquide dans la cheminée centrale. On souffle dans l'appareil sur un mouchoir, et on remplit ensuite par la paroi.
  • Sweet spot. La puissance à laquelle une résistance donne son meilleur goût, quelque part dans sa plage conseillée. Elle se cherche en montant d'un watt à la fois.
  • Surdosage. Trop de nicotine d'un coup : maux de tête, nausées, vertiges, gorge serrée. Ça se dissipe en une heure et ça se règle en descendant d'un palier.
  • All day. Le liquide qu'on peut vaper toute la journée sans s'en lasser. En général un fruité ou un frais, rarement un gourmand.
  • Chain vaping. Vaper plusieurs bouffées d'affilée sans laisser au coton le temps de se réimbiber. C'est la première cause de goût de brûlé sur une résistance neuve.
  • Goût de brûlé. Le signe que le coton a chauffé à sec. Sur une résistance neuve c'est un amorçage manqué, sur une ancienne c'est la fin de vie. Dans les deux cas, ça ne se rattrape pas.
  • Fuite. Du liquide qui sort par le bas de l'appareil ou par l'arrivée d'air. Presque toujours un joint mal remis, un réservoir trop rempli, ou du liquide versé dans la cheminée centrale.
  • Manque. La sensation d'irritabilité et d'envie qui signale un dosage de nicotine insuffisant. Elle se corrige en remontant d'un palier, pas en vapant davantage.
  • Nuage. Le volume de vapeur produit. Il dépend de la glycérine végétale et de la puissance, pas du dosage de nicotine.
  • Vapoter. L'usage a tranché entre vapoter et vaper : les deux se disent, le premier est celui du dictionnaire et des textes de loi.
  • Cloud chasing. La recherche du plus gros nuage possible, avec du matériel très puissant et des liquides riches en glycérine végétale. Une pratique de niche, à l'opposé du sevrage tabagique.

La technique et la loi

Les unités qu'on lit sur une résistance ou une batterie, et les sigles réglementaires.

  • Ohm. L'unité de résistance électrique. Plus la valeur est basse, plus la résistance chauffe et consomme. La règle d'avant, au-dessus de 1 ohm pour le tirage serré, ne tient plus : les mailles récentes descendent à 0,6 ou 0,8 ohm en restant serrées. C'est la puissance conseillée qui renseigne.
  • Sub-ohm. Une résistance inférieure à 1 ohm. Le mot désignait le matériel puissant à tirage aérien ; il ne suffit plus à le reconnaître, beaucoup de pods à tirage serré sont sous 1 ohm. Ce qui distingue vraiment, c'est la puissance : au-delà de 40 watts, c'est de l'aérien.
  • Watt. L'unité de puissance. Chaque résistance porte une plage conseillée, qu'il ne faut pas dépasser.
  • mAh. L'unité de capacité d'une batterie. Comptez 800 mAh minimum pour tenir une journée en tirage serré.
  • TPD. La directive européenne sur les produits du tabac, appliquée en France depuis 2016. Elle fixe les limites de 20 mg, 10 ml et 2 ml.
  • Amorçage. Le fait de mouiller le coton d'une résistance neuve et d'attendre dix minutes avant la première bouffée. Le geste qui évite de la brûler.
  • Volt. L'unité de tension. Sur les appareils qui se règlent en volts plutôt qu'en watts, monter la tension revient à monter la puissance.
  • Contrôle de température. Un mode présent sur certaines box, qui coupe la chauffe au-delà d'une température fixée pour éviter le goût de brûlé. Il demande un fil résistif compatible.
  • ANSES. L'agence sanitaire française à laquelle chaque e-liquide et chaque appareil doit être déclaré, avec sa composition complète, avant d'être mis sur le marché.
  • Ampère. L'unité d'intensité. Sur un accu, l'ampérage maximal de décharge indique ce qu'il peut fournir sans danger. C'est le chiffre que personne ne regarde et qui compte le plus.
  • Court-circuit. Un contact direct entre les deux bornes d'une batterie. Sur un accu transporté nu avec des clés, c'est la cause numéro un des accidents. D'où l'étui.
  • Pictogramme CLP. Le losange de danger imprimé sur tout flacon nicotiné. Il signale un produit à ne pas avaler ni laisser à portée d'un enfant, pas un danger à la vape.
  • Numéro de lot. La référence de fabrication imprimée sur le flacon. Elle permet de retracer un produit en cas de problème, et son absence doit vous faire reposer le flacon.
  • Vapotage passif. L'exposition de l'entourage à l'aérosol expiré. Sans monoxyde de carbone ni goudron, et bien inférieure au tabagisme passif, mais pas nulle : on évite devant des enfants.
  • Bouffées annoncées. Le chiffre affiché sur une puff, de 15 000 à 50 000. C'est ce que l'appareil peut délivrer au total, pas ce que contient le réservoir : il faut le remplir plusieurs fois pour y arriver.
  • Check atomizer. Le message d'erreur le plus fréquent sur une box : elle ne détecte pas la résistance. Neuf fois sur dix il suffit de dévisser, nettoyer le plot de contact et revisser sans forcer.

Questions fréquentes

Que veut dire MTL ?

Mouth to lung, le tirage serré. On aspire d'abord la vapeur en bouche puis on l'avale, exactement comme avec une cigarette. C'est le tirage conseillé quand on sort du tabac.

Que veut dire sub-ohm ?

Une résistance dont la valeur est inférieure à 1 ohm. Le terme visait le matériel puissant, qui chauffe fort et demande un liquide peu dosé en nicotine. Attention, il ne suffit plus à trancher : une cartouche de pod à tirage serré peut être en 0,6 ohm. C'est la puissance conseillée qui dit à quoi on a affaire.

Qu'est-ce qu'un dry hit ?

La bouffée brûlée que l'on obtient quand le coton de la résistance manque de liquide, soit parce que le réservoir est trop bas, soit parce que la résistance est usée ou mal amorcée.

Pas sûr du modèle ?

On en parle au comptoir.

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